Un 1er mai sous le signe du combat contre la précarité et le CNE
Une centaine de défilés sont annoncés lundi dans toute la France pour la journée internationale des travailleurs, un 1er mai placé cette année sous le signe de la lutte contre la précarité et le CNE, moins d'un mois après le retrait du CPE.
Après deux mois d'une bataille syndicale unitaire sans faille, les grandes confédérations ont choisi, comme c'est la tradition chaque année, de ne pas lancer d'appel commun à manifester. En province néanmoins, de nombreux cortèges revêtiront un caractère unitaire.
Les défilés du 1er mai 2005 avaient réuni entre 50.000 et 100.000 personnes dans l'hexagone.
A Paris, FO défilera (10H00) de la place Gambetta au père Lachaise, et la CFTC (11H00) de la place de la République à Anvers. La principale manifestation se déroulera à partir de 15H00 entre la République et Nation, à l'appel de la CGT, de l'Unsa, Solidaires, de la FSU et d'organisations de jeunes, l'Unef (étudiants), la Fidl et l'UNL (lycéens).
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a participé dimanche à une fête du travail à Vaujeaucourt (Doubs) mais n'a pas prévu de défiler lundi. La CFE-CGC ne participera pas au 1er mai, une tradition chez le syndicat des cadres.
La mobilisation, renforcée par la victoire contre le CPE, devrait insister sur la précarité et le combat contre le CNE (contrat nouvelles embauches), dont Bernard Thibault, tout juste réélu à la tête de la CGT, a appelé à "faire la peau".
Le "grand frère" du CPE vient de subir un revers judiciaire majeur, avec le jugement des Prud'hommes de Longjumeau (Essonne) qui l'a jugé "contraire à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT)".
Selon le responsable de la CFDT Christian Janin, c'est malgré tout un 1er mai "classique" qui s'annonce, avec des manifestations "sans doute pas massives".
La mobilisation pourrait également pâtir du fait que le 1er mai tombe un lundi, incitant certains à "profiter des trois jours de week-end", comme le souligne FO.
En marge des défilés syndicaux, les précaires (stagiaires, chômeurs, sans-papiers, intermittents, etc.) sont appelés à leur propre manifestation, à 18h00 à Paris, entre la place Blanche et République, par le collectif "Euromayday" (Act Up, Génération précaire, Coordination des intermittents, Agir contre le chômage notamment).
Cette "parade" s'inscrit dans le cadre d'une "journée européenne de lutte" pour ces "nouveaux travailleurs".
Comme chaque année, les journaux seront absents des kiosques.